le blog de l'opposition municipale

samedi 15 septembre 2012

Le carrefour du "Trou aux Biches "


Texte de mon intervention  concernant l'aménagement du carrefour du  " Trou aux Biches ".
(Chemin du Lavoir et Allée du Clos Lafitte ) 
Conseil municipal du 02 juillet 2012   

Monsieur le maire, mesdames et messieurs les conseillers.

Je veux revenir sur un événement qui a lieu en ce moment dans notre village. Il y a quelques mois de ça, j’avais entrepris  avec certains  voisins de mener à bien la transformation  du carrefour du Trou aux Biches. L’idée était de ralentir la circulation à l’intérieur du lotissement et de sécuriser l’endroit  plus qu’il ne l’était auparavant à cause du célèbre stop pas suffisamment respecté il est vrai, mais qui avait au moins la vertu de ralentir et d’alerter sur la dangerosité de l’endroit…

Nous avons fait une réunion, un rapport dans lequel figuraient des propositions et notamment celle d’un test pour comprendre vraiment ce qu’il faillait mettre en place. Ce test a été fait, des quilles ont été posées  puis enlevées sans que jamais il n’y ait eu la phase d’analyse qui devait en découler. Un pseudo plan est soudain apparu, aussitôt rejeté par ceux qui le connaissaient. Une lettre recommandée vous a été envoyée, signée du président du Lotissement du Clos Lafitte qui rendait compte d’une décision de son assemblée générale annuelle, et vous demandait de ne pas réaliser votre  projet désastreux jugé par tous comme étant dangereux. Quoique vous en disiez, Monsieur le maire, cette lettre a été postée plus de dix jours avant que vous ne réalisiez les travaux ! Il était encore possible de sursoir et sciemment vous ne l’avez pas fait.

Monsieur le maire ce carrefour est dangereux mais vous ne pouvez pas le savoir, vous n’avez jamais fait le déplacement ! Vous qui vous faisiez le chantre des relations avec tous les farguais, qui avez souvent véhiculé l’idée que seule l’extrême gauche avait le fameux monopole du cœur,  qui promettait de faire des réunions de quartier, d’écouter, d’entendre, vous avez pris la décision de modifier l’espace de vie de tout un lotissement, sans même vous déplacer.

C’est d’ailleurs une caractéristique du dossier. Vous êtes une équipe municipale qui décide « en central » pour les autres,  sans contact, sans  tenir compte de ce que veulent ceux qui vivent sur place. On est très loin de toutes les fameuses valeurs humanistes dont on se glorifie dans ce conseil depuis plus 3 ans ! Les mots s’envolent, les actes restent Mr le Maire.

Mieux, outrés par votre comportement, effrayés par la dangerosité de ce que vous avez crée et notamment de ce nouveau stop que vous imposez, 56 foyers ont apposé leur signature sur une pétition qu’ils vous ont envoyé pour dire non à votre réalisation. Oui, mesdames et messieurs les conseillers, si vous ne le saviez pas je vous l’annonce, 56 foyers habitant au Clos Lafitte ont signé, 56 foyers c'est-à-dire surement environ 80 personnes minimum se sont impliqués pour leur sécurité, se sont engagés pour défendre leur tranquillité .80 personnes mesdames et messieurs les conseillers, 80 personnes dont on a piétiné l’opinion, auxquels on à même refusé de tendre la main alors qu’ils ne font que s’opposer à une réalisation des plus saugrenue. La seule réponse qui a été faite l’a été au journal le Sud Ouest. C’est dire si on communique.

Vous n’êtes responsable de rien, Mr le Maire. Les habitants du Clos Lafitte ont réagit trop tard, je vous ai dit tout à l’heure que ce n’était pas vrai,  la société qui a réalisé les travaux n’ont pas respecté les consignes, mais heureusement  vous avez la solution ! Un miroir ! Vous voulez rajouter un miroir en face du stop … Mr le Maire, méfiez vous de vos conseillers, ils vous veulent du mal !!! Quel est l’esprit faible qui vous a soufflé cette solution Mr le Maire ? Avez-vous réalisé le ridicule de cette déclaration, avez-vous réalisé qu’en proposant de mettre un miroir, vous validez la dangerosité de votre propre installation. Vous dites vous-même, je sais que c’est dangereux, la preuve je prends sur les deniers de la commune pour sécuriser ce que j’ai moi-même rendu dangereux. Avant votre intervention, il n’y avait pas besoin de miroir, nulle part ! J’habite là depuis 16 ans, il n’y jamais eu de miroir.

Et le coût d’un miroir  et c’est sur cela que je veux vous alerter, mesdames et messieurs les conseillers, le cout du miroir n’est rien comparé au prix  que paiera le premier accidenté. Grace à vous qui validez le comportement inconséquent de vos adjoints, si par malheur un accident arrivait, et nous y pensons tous vu la configuration des lieux, le seul responsable serait le pauvre automobiliste qui n’aurait pas marqué le stop ! Vous créez un stop dangereux, vous obligez les gens à s’engager au-delà de la norme, il faut voir comment ils se jettent dans le carrefour ! et vous n’aurez à assumer aucune responsabilité. Oui, Mr le maire, cette une décision que vous avez prise vous rend totalement irresponsable au sens étymologique du terme.

Pour résumer cette affaire du Trou aux Biches, vous prenez une décision sans tenir compte de ce qu’en pensent les gens du quartier et vous n’êtes responsable de rien, vous créez les conditions d’un carrefour dangereux et vous n’en assumerez jamais les conséquences, vous défendez le plus souvent des valeurs d’humanité que vous ne vous appliquez pas, vous ne vous êtes même pas déplacé pour parler avec vos concitoyens.

Monsieur, revenez sur votre décision, ce stop est dangereux. Vous vous grandiriez en reprenant le dossier à sa base.

Dans le même esprit, j’en profite pour dire quelques mots sur les trottoirs en béton qu’on nous a là aussi imposé … Pas de concertation , pas de dialogue non plus, du béton .On savait ce conseil peu enclin au développement durable, il n’y a qu’à voir le sort qu’on a fait à cette très belle page DD sur le site …Envolées.  Mais de là à bétonner des trottoirs, alors qu’on est dans un endroit les plus arboré du village, avec une magnifique contre allée où il est agréable de se promener, alors là ! C’est un vrai recul !!

 Quand je vois comment vous gérer les habitants du Clos Lafitte, Monsieur le Maire, je suis fier d’être dans votre opposition…

Pour terminer, à l’époque où j’écrivais beaucoup sur mon blog sur lequel je donnais ma vérité, le bruit courrait qu’on aller me faire un procès, je veux rassurer, il n’y a pas de procès. Nous sommes en démocratie et en démocratie, on peut encore écrire sa vérité. Aujourd’hui j’entends dire dixit «  l’auteur se reconnaitra »  que « je suis un dissident et qu’on va m’éjecter. » !!! Dans un premier temps j’ai été amusé par la terminologie très stalinienne qui avait été employée. Les dissidents de l’époque, c’était Alexandre Soljenitsyne, c’était Andreï Sakharov, Vladimir Boukovski et tant d’autres… Mais je veux rappeler que j’ai été élu sur une liste apolitique, tout comme la plupart des conseillers ici présents et que je n’ai pas trahi mon engagement. Tout le monde  n’a pas eu la même éthique et si il y a comme vous le dites , des dissidents, à cette fameuse liste commune, apolitique  appelée « Demain Fargues Autrement », ce n’est pas dans l’opposition à la gouvernance actuelle qu’il faut les chercher. Mais surtout, je veux vous rappeler qu'en  démocratie l’opposition  à sa place, qu’on ne l’éjecte pas, qu’elle a un rôle à jouer, qu’elle a des droits, cette malheureuse affaire du Trou aux Biches en est bien la preuve.

Je vous remercie.

mardi 10 avril 2012

A Lafon soutien Jean Luc Mélenchon…

A la fin de mon précédent texte, j’avais posé une question d’actualité présidentielle. Si il l’avait données, a qui notre maire avait-t-il donné sa fameuse signature ?  La réponse est venue. Elle n’est pas venue de la mairie mais du site « 1.2.3 news » qui a publié le 31 mars dernier, la liste des maires impliqués et de leur engagement.
A Lafon et c’est sans surprise , a donné sa voix au candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon.
Il n’est pas question de remettre en cause l’élection démocratique d’A Lafon, les farguais se sont exprimés et c’est bien lui qu’ils ont élu. Mais cette signature a un mérite, elle permet  d’éclairer sur le véritable positionnement du chef de file de notre conseil municipal. En dehors du fait qu’il soit très tendance aujourd’hui de soutenir le tribun de l’extrême gauche, cela pose évidemment quelques questions et cela génère quelques réflexions sur le plan local.
Il n’est pas sûr que les thématiques développées par J Luc Mélenchon soient de nature à rassembler toutes les couches de la société, le clivage est partout dans sa rhétorique … A Lafon a-t-il, par son soutien, décidé d’agir comme son mentor ? La gauche contre la droite, les riches contre les pauvres, les « travailleurs » contre les bourgeois… les farguais contre les farguais.
Nos concitoyens aujourd’hui, se retrouvent t ils tous naturellement dans ce soutien affiché ?  
Et certains membres du conseil, ne doivent ils pas, se poser des questions sur leur engagement et leur soutien, je parle en particulier de ceux qui affirmaient il n’y pas longtemps encore, être là exclusivement pour le service de tous.

Je veux rappeler ici que l’élection de 2008 avait mis au pouvoir une liste « a politique », constituée de Farguais de bonne volonté et de tous horizons dont l’objectif était de remplacer dans l’équilibre, une équipe municipale à priori sclérosée derrière un maire trop habituée au pouvoir. A regarder l’engagement actuel du conseil municipal, issu pourtant dans sa grande majorité de « Demain Fargues Autrement », force est de constater que nous sommes très loin de cet idéal. Chacun en pensera ce qu’il voudra.

Deux choses pour finir.  Une pensée pour Yves Touchard, homme d’intelligence et d’ouverture, lui qui a tant œuvré pour l’équilibre n’aurait probablement pas cautionné une telle démarche partisane dans notre village. Et une proposition, regarder avec attention le score du leader du Front de Gauche dans notre commune le 22 avril prochain. Il y aura surement matière à en tirer des enseignements.

samedi 17 mars 2012

Budget 2012, l’influence des nouveaux élus …

Le budget a donc été voté, sans surprise à l’unanimité sauf 3 voix… Celles de ceux qui aujourd’hui sont dans l’opposition  à ce conseil  trop marqué politiquement. Certains pourront penser qu’il s’agit d’une position de principe, les autres liront ce texte et probablement se poseront les mêmes questions que nous… Dans ce budget, nous avons trouvé un point positif et rassurant dans son ambition, beaucoup d’interrogations et quelques absences.

Depuis trois ans, il suffit de relire les comptes-rendus de conseil municipaux pour s’en convaincre, Mme Allais et moi-même,  nous nous sommes battus pour une gestion prospective et pluriannuelle des budgets. Nous défendions notamment une ligne de conduite simple qui voulait que le conseil maitrise ses dépenses pour dégager un maximum de liquidité afin de se donner les moyens de financer les projets communaux. Mr Lafon, alors 1er adjoint, et ses amis, s’y étaient toujours opposé. Maintenant au pouvoir, le voilà qui érige cette idée en règle d’or, en ligne directive de la gestion budgétaire, nous aurions mauvaise grâce à ne pas nous en satisfaire. Il est cependant regrettable que cette augmentation de notre capacité d’autofinancement soit due, cette année, plus à une augmentation des recettes de la commune (+11%  probablement liée à la réforme des collectivités territoriales) qu’à une véritable maitrise des dépenses.

A ce propos, deux interrogations : il est prévu 70 000 € d’études pré-opérationnelles et une augmentation de 8 % des charges de personnel pourtant à effectif constant.

A propos des frais d’études, nous nous interrogeons sur la nécessité d’engager un telle somme  alors qu’il s’agit, soit d’études déjà budgétées les années précédentes pour des montants bien inférieurs, soit d’études qui n’ont a priori pas d’utilité puisque nous avons déjà les réponses aux questions qu’elles posent, à travers par exemple, l’élaboration du PLU. Et enfin, notre questionnement vient du fait qu’il existe des organismes comme le CAUE de la Gironde (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) qui peuvent accompagner gratuitement les communes dans leur démarche d’aménagement et d’urbanisme en réalisant les pré-diagnostics, le cahier des charges, ceci en partenariat avec le Conseil Général de la Gironde. On a tant besoin d’argent sur d’autres lignes budgétaires.

Quant au budget prévu aux charges de personnel, il tient compte de la politique de formation mise en œuvre par  Y Touchard qui donne ses fruits, il est normal d’en assumer les conséquences financières tout comme il est normal de tenir compte de l’évolution du coût de la vie. Mais il n’est pas prévu d’embauche sinon que pour remplacer des départs à la retraite, qui seront naturellement remplacé par des fonctionnaires territoriaux plus jeunes. Fallait-il donc prévoir une enveloppe si large.

Pour finir, à travers un budget on lit une politique, une ambition, un projet… A regarder les détails de ce qui devrait être engagé en 2012, beaucoup de projets sont des reprises de ce qui était prévu en 2011 et qui ont été repoussés, d’autres sont des « obligations à réaliser » .Seul celui d’une salle multi activités submerge. Ce projet était dans les cartons et la situation financière de la commune l’y maintenait. Je rappelle qu’il est lié à la vente de la maison Dejeans et à celle incertaine du terrain AK N°1 aux « Sénioriales »…
La commune a pourtant élu 5 nouveaux conseillers qui eux même ont mis en place une nouvelle équipe dirigeante, bien différente, avec des adjointes aux associations et au social par exemple. Peut être faut il attendre que tous prennent la dimension de leur engagement et de leur mission.

Au fait, si il a donné sa signature pour les présidentielles, notre maire pourrait peut nous dire à qui ?


samedi 3 mars 2012

Les 100 jours d’André Lafon …

Voilà presque 15 jours que le conseil municipal a eu lieu et je n’ai encore rien écrit.
La faute aux vacances scolaires d’hiver surement, à la programmation  de ce conseil auquel je n’ai pu assister également et peut être aussi à son contenu !

5 petites délibérations, 4 sans grand intérêt et une qui amorce une décision devenue importante, celle qui enfin, 3 ans après l’élection de « Demain Fargues Autrement »,  commence à dessiner l’avenir de la Maison Déjeans.

Il aura donc fallu que la perspective de difficultés éventuelles à rembourser pour le 27 décembre 2013, le prêt relais couvrant les travaux de la station d’épuration, pour que feu la commission « bâtiment communaux » donne quelques pistes sur l’avenir de la maison Dejeans (D2012- 14). Rappelons que cette maison est un don fait à la commune par un ancien de ses maires, le Dr Déjeans,  qu’elle est située sur la D936, à quelques mètres du marchand de cycle, que c’est une grande maison en pierre sur plusieurs étages, entourée d’un immense terrain boisé qui va jusqu’au tracé de la futur déviation .Elle n’est ni occupée ni chauffée de puis bien longtemps … Il était donc effectivement urgent d’agir et en soit, c’est plutôt une bonne nouvelle pour la gestion du patrimoine des farguais, même si il aurait été souhaitable de réfléchir en amont, sans la contrainte et l’obligation liée cette échéance de prêt. Nous en avions le temps.
Profitons en aussi pour rappeler que c’est Armel Daubernet, dont on se souvient de l’engagement au coté d’André Lafon, qui, au nom de l’association « Vivre Heureux à Fargues » qu’il préside, n’a pas modifié sa position et maintien son recours contre le permis de construire accordé  à la société  « les Sénioriales » bloquant ainsi la cession du terrain AK n°1 (route de Pompignac) pour environ 1 200 000 €, montant qui suffirait à la réalisation définitive de l’enveloppe budgétaire des travaux de la station.

Sur ce conseil du 20 février, on peut s’étonner aussi du choix d’attribuer à la construction de 2 courts de tennis, la subvention du Fond Départemental d’Aide à l’Equipement des Communes (D 2012- 11) alors qu’il y a sur la commune moult besoins en terme de voirie, des trottoirs à construire ou à améliorer pour la sécurité des piétons , des voies douces à réaliser entre les quartiers convergeant vers le centre bourg afin favoriser le commerce local, des peintures au sol à refaire un peu partout pour la sécurité des usagers…. Mais bon. Peut être devons nous attendre le prochain conseil et l’exposé du budget communal pour découvrir une politique volontariste sur ce sujet.

Force est donc de constater qu’au cours de ces 3 ou 4 conseils municipaux des 100 premiers jours d’André Lafon, en dehors d’une stratégie d’éviction de son opposition dans  toutes les commissions de travail, de l’instauration symbolique du quotient familial dans le prix des repas de la cantine scolaire, d’une politisation forte des engagements municipaux  à travers le vote de délibérations touchant des sujets nationaux comme ceux sur l’état de catastrophe naturelle ou sur la formation des agents territoriaux, on aura, comme pendant l’épisode neigeux, surtout géré le quotidien benoitement et sans grande ambition.



samedi 4 février 2012

Délibération D2012-08, faut il s’inquiéter pour le budget 2012 ?

Conseil municipal du 30 janvier .Rien de particulier, la gestion des affaires courantes.
Apriori oui, mais à bien y regarder …

Un hommage rendu à Roger Alègre, enfin reconnu comme étant celui à qui on doit cette belle réussite qu’est le marché dominical, une délibération qui veut faire cohabiter « Impasse hameau St Hilaire » , « Allée St Hilaire »  et « Impasse résidence St Hilaire » au sein d’une même copropriété. Les habitants du Clos Lafitte savent eux les ennuis que génèrent une décision bien ancienne laquelle avait donné sur un même territoire, les noms  «  Allée du Clos Lafitte » et « Rue du Clos Lafitte ».

Et puis vient la délibération D2012 -08. Il s’agit de demander au conseil de voter une motion demandant au gouvernement de renoncer à l’amputation de 10% de la cotisation pour la formation des agents territoriaux. Mr le Maire, André Lafon, nous explique que le Centre National de la Fonction publique (CNFPT) qui assure la formation des agents territoriaux à engagé des réformes pour mieux répondre aux attentes des collectivités , que ces réformes ont besoin pour être menées à terme d’un financement constant et qu’il n’est pas souhaitable de baisser de 10 %  la cotisation des communes c'est-à-dire de passer  1% à 0,9%.

Voilà  donc le conseil municipal de Fargues, modeste commune de 2800 habitants, qui prend le temps en séance plénière, le 30 janvier, de réfléchir au meilleur moyen de s’opposer à une décision inscrite dans la loi de finance rectificative pour 2011 applicable dès 2012 donc déjà en application depuis le 1er janvier !!
N’y a-t-il donc d’autres sujets à traiter  qui touchent la vie des farguais, d’autres actions qui soient plus utiles et plus urgentes à mener ?
Qui  voudrait nous faire croire que cette délibération n’est pas un acte purement politique ? Si ce n'étais pas le cas ,alors qu’est ce donc ?

La baisse est mesurée, elle s’inscrit dans un contexte où tout devient difficile, où chacun gère avec soin son propre budget, où les collectivités locales sont invitées à s’aligner sur les efforts faits par l’administration centrale, ne serait ce pour soutenir les nouveaux projets qu’il est souhaitable de voir se maintenir et dont le financement est de plus difficile à trouver.

« Réduire les dépenses avant d’être obligé de prendre des mesures bien plus drastiques ». Il me semble qu’aujourd’hui il faut être sourd pour ne pas entendre ce message martelé par tous ceux qui font autorité. On peut s’inquiéter de voir baisser le budget de la formation, il s’agit pour autant ici de donner plus de compétences à des gens qui en ont déjà. Peut être faudra t il s’imposer plus de réflexion dans la définition des objectifs de ces formations et le choix de ceux qui devront en bénéficier. C’est l’une des « conséquences positives » de ces crises successives, celle qui nous impose de nous remettre en cause, de revoir nos modèles, nos process et qui permet de s’apercevoir souvent qu’on peut faire aussi bien ,voire mieux , avec moins.


Le budget de la commune est probablement en cours d’élaboration .L’attitude de nos amis communistes quant au vote de cette délibération 2012-08 ne peut qu’alerter et poser la question de la préhension qu’ils ont des réalités de la crise qui nous touche mais surtout des moyens qu’il faudra mettre en place dans l’intérêt de tous les farguais, sans exception.

Il nous reste quelques semaines à attendre pour savoir si on doit s’inquiéter ou se rassurer.

lundi 2 janvier 2012

Bonne année ?!

Chers lectrices et lecteurs, je me permets de vous présenter tous mes vœux pour cette année 2012. Vœux de bonheur, de santé, de prospérité, pour vous et tous ceux que vous aimez.

Des vœux peut-être un peu classiques mais des plus sincères pour une année qui se profile comme étant une des années les plus incertaines depuis longtemps. Echappera-t-on rapidement à cette crise économique où sera-t-elle pire encore que ce qu’on imaginait, l’Europe , sous la houlette du couple franco-allemand, en sortira elle grandie ou au contraire meurtrie et désunie, redeviendra-t-elle l’élément moteur de la prospérité que nous attendons tous qu’elle soit ou nous plongera elle dans le déclin, continuera t elle à nous assurer cette paix qu’elle nous procure depuis plus de 60 ans  …
Et au-delà ? Les pays arabes qui ont tant lutté et qui luttent encore pour leur liberté vont-ils continuer  sur  le chemin de la démocratie ou s’enfoncer dans un islam intolérant. L’Iraq saura elle gérer le retrait des troupes américaines, quelles seront les conséquences du désengagement militaire en Afghanistan, que peut-on attendre des élections législatives de mars prochain en Iran quand on connait l’aspiration des peuples orientaux à la démocratie et la rudesse de leurs dirigeants, tout cela sous la menace nucléaire pour la région entière… Il y aurait bien d’autres sujets à évoquer….
Cette année 2012 sera celle d’élections importantes, celle de notre président, celle du président des Etats-Unis, celle déjà acquise du président Russe, tous ayant un rôle  fondamental à jouer dans la construction de ce nouveau monde que la crise des dettes souveraines  nous oblige à bâtir…
C’est dire l’importance des choix que nous seront amenés à faire. Choisir celui qui saura au delà des petites querelles du quotidien, être capable de donner une impulsion nouvelle, un projet partagé par tous, ambitieux pour chacun , qui inspirera et nous inscrira dans cette refondation.

2011, une année de  traumatismes. Le départ d’Yves Touchard, notre ami, auprès de qui nous avions tant travaillé, de réunions en réunions, du lundi au samedi matin, disponibles et concernés à tout moment. Les élections complémentaires perdues où les farguais sans désaveu conscient ont « naturellement »  plébiscité un 1er adjoint dont la seule action avait été jusque là « d’accompagner » le dynamisme des autres pour ne pas être distancé, sans jamais rien proposer ni jamais renoncer à ses convictions profondes. Accepter ce choix démocratique basé sur l’idée surement naïve mais souvent exprimée qu’aujourd’hui, en France, il n’y plus de « vrai communiste », accepter et se reconstruire, dans une opposition libérale pour l’instant incomprise mais qui a l’énergie de se faire entendre et dire sa différence. Rude année 2011.

J’ai souvent dit sur ce blog la foi que j’avais en l’avenir de Fargues si elle savait saisir les opportunités qui se présentent à elle. Pour cela, elle aura besoin, elle aussi, en 2012 et après, d’un leader capable de s’élever et regarder au dessus de la mêlée pour y voir un avenir gagnant pour tous et non pas les rides du passé et des combats anciens ou dépassés.

Dans ces temps difficiles, je formule des vœux pour que dans ce conseil univoque, il se trouve quelqu’un qui sache se révéler et donner cette impulsion là.

Pour terminer, chers lectrices et lecteurs ,  je vous remercier et vous dire ma joie de vous retrouver toujours plus nombreux, le mercredi suivant les conseils municipaux.

Merci et bonne année 2012.




mercredi 14 décembre 2011

Quand l’idéologie prend le pas sur la vraie vie…

Lundi 12 décembre le conseil à voté à l’unanimité moins deux voix, la délibération D2011-81, portant sur la tarification du service public de la restauration scolaire à compter du 1er janvier 2012.
Qu’a-t-il été voté en clair. Le conseil municipal à décidé que pour l'année qui vient, les farguais qui « mettraient » leurs enfants au restaurant scolaire paieraient désormais un prix qui variera de 1,92 à 3,42 € en fonction de leur quotient familial. (Salaire net de l’année/ 12 /nombre de parts) alors qu’actuellement le repas est facturé 2,52 € à tout le monde …

Les études sociologiques réalisées lors de l’élaboration du PLU n’ont pas révélé une réelle problématique ni de besoin particulier sur ce sujet à Fargues Saint-Hilaire. Le CCAS (Centre Communal d’Action Social) n’a lui-même jamais été sollicité pour répondre à la demande de parents en difficulté pour payer la cantine de leurs enfants. Enfin, les associations de parents d’élèves n’ont pas émis de souhait particulier concernant cette tarification bien inférieure à celle pratiquée en moyenne en France. (2,70€).

Alors qu’il n’y  a pas de besoin connu, de demande clairement exprimée par la population, ce lundi, le conseil a décidé que les familles « riches » de Fargues devaient payer pour les familles dites « pauvres ».  Pour des raisons de solidarité et d’équité, certains parents vont donc voir le coût des repas augmenter, d’autres le verront diminuer…

La solidarité aurait surement été mieux vécue si le prix de base du repas avait été maintenu et que l’on avait demandé un effort aussi aux plus favorisés d’entre nous. Quant à l’équité....les parents de nos petits écoliers payent, comme chacun d’entre nous, leur taxe d’habitation. Ceux qui regardent leur feuille d’impôts avec attention savent que cette taxe qui va devenir une des ressources essentielles de nos communes après la disparition de la taxe professionnelle, est indexée sur les revenus des ménages. Certains farguais participent donc déjà plus que d’autres aux dépenses de la commune.

Alors que penser de cette décision, quelles en sont les conséquences à court ou moyen terme, vers quel avenir et quelle société cette démarche sans fondement réel, purement idéologique et un tantinet démagogique, nous conduit t elle ?

Le conseil entérine et codifie l’idée que certains sont plus « riches » que d’autres et sans besoin reconnu, leurs font obligation de solidarité. Quelle sera dans ce contexte, l’attitude des uns et des autres, ceux qui paieront plus et ceux qui paieront moins, dans la cour de l’école, à la sortie des classes, au restaurant scolaire ? Le personnel des écoles, lui-même, prestation de la commune, saura t il garder le recul nécessaire et la translation de ces différences forcement connues puisque soulignées par l’autorité, ne risque t elle pas de se faire du restaurant vers les autres activités de la vie scolaire? Quelle sera la future prestation communale pour laquelle il faudra aussi faire valoir ses revenus , qu’ils soient élevés ou faibles , faudra t il en tout lieu en porter les stigmates ?
On a bien compris que les « quotients familiaux hauts » devaient, venir en aide aux « quotients familiaux bas » .Mais s’est on demandé ce qu’en pensaient les revenus modestes, que fait on de leur dignité à vouloir assumer seuls et sans aide l’éducation de leurs enfants, au même prix que les autres, pour la même prestation que les autres!
Enfin, et c’est un vrai risque que génère cette décision,  nous sommes en train de fouler du pied le sacro- saint principe de mixité sociale, celui qui garanti que les enfants de tous bords se rencontrent et grandissent ensemble dans une société  respectueuse des différences.   

Vouloir à tout prix prendre aux « riches » pour donner aux « pauvres » est un combat dépassé qui a largement montré ses failles. Est-ce encore raisonnablement un combat d’actualité à Fargues, village paisible où les salariés sont bien plus nombreux que les gros industriels et les gros propriétaires terriens…

Je n’ai pas voté cette tarification, je préfère la mixité sociale à la discrimination, je suis pour l’effort  partagé dans la dignité, l’aide sociale quand elle s’impose et non pas qu’on impose et je préfére l’espoir au misérabilisme obligé. En ces temps de crise économique dont on ne sait pas jusqu’ou elle peut aller, je crois surtout opportun de nous abstenir de toute stigmatisation.