le blog de l'opposition municipale

mardi 10 avril 2012

A Lafon soutien Jean Luc Mélenchon…

A la fin de mon précédent texte, j’avais posé une question d’actualité présidentielle. Si il l’avait données, a qui notre maire avait-t-il donné sa fameuse signature ?  La réponse est venue. Elle n’est pas venue de la mairie mais du site « 1.2.3 news » qui a publié le 31 mars dernier, la liste des maires impliqués et de leur engagement.
A Lafon et c’est sans surprise , a donné sa voix au candidat du Front de Gauche, Jean Luc Mélenchon.
Il n’est pas question de remettre en cause l’élection démocratique d’A Lafon, les farguais se sont exprimés et c’est bien lui qu’ils ont élu. Mais cette signature a un mérite, elle permet  d’éclairer sur le véritable positionnement du chef de file de notre conseil municipal. En dehors du fait qu’il soit très tendance aujourd’hui de soutenir le tribun de l’extrême gauche, cela pose évidemment quelques questions et cela génère quelques réflexions sur le plan local.
Il n’est pas sûr que les thématiques développées par J Luc Mélenchon soient de nature à rassembler toutes les couches de la société, le clivage est partout dans sa rhétorique … A Lafon a-t-il, par son soutien, décidé d’agir comme son mentor ? La gauche contre la droite, les riches contre les pauvres, les « travailleurs » contre les bourgeois… les farguais contre les farguais.
Nos concitoyens aujourd’hui, se retrouvent t ils tous naturellement dans ce soutien affiché ?  
Et certains membres du conseil, ne doivent ils pas, se poser des questions sur leur engagement et leur soutien, je parle en particulier de ceux qui affirmaient il n’y pas longtemps encore, être là exclusivement pour le service de tous.

Je veux rappeler ici que l’élection de 2008 avait mis au pouvoir une liste « a politique », constituée de Farguais de bonne volonté et de tous horizons dont l’objectif était de remplacer dans l’équilibre, une équipe municipale à priori sclérosée derrière un maire trop habituée au pouvoir. A regarder l’engagement actuel du conseil municipal, issu pourtant dans sa grande majorité de « Demain Fargues Autrement », force est de constater que nous sommes très loin de cet idéal. Chacun en pensera ce qu’il voudra.

Deux choses pour finir.  Une pensée pour Yves Touchard, homme d’intelligence et d’ouverture, lui qui a tant œuvré pour l’équilibre n’aurait probablement pas cautionné une telle démarche partisane dans notre village. Et une proposition, regarder avec attention le score du leader du Front de Gauche dans notre commune le 22 avril prochain. Il y aura surement matière à en tirer des enseignements.

samedi 17 mars 2012

Budget 2012, l’influence des nouveaux élus …

Le budget a donc été voté, sans surprise à l’unanimité sauf 3 voix… Celles de ceux qui aujourd’hui sont dans l’opposition  à ce conseil  trop marqué politiquement. Certains pourront penser qu’il s’agit d’une position de principe, les autres liront ce texte et probablement se poseront les mêmes questions que nous… Dans ce budget, nous avons trouvé un point positif et rassurant dans son ambition, beaucoup d’interrogations et quelques absences.

Depuis trois ans, il suffit de relire les comptes-rendus de conseil municipaux pour s’en convaincre, Mme Allais et moi-même,  nous nous sommes battus pour une gestion prospective et pluriannuelle des budgets. Nous défendions notamment une ligne de conduite simple qui voulait que le conseil maitrise ses dépenses pour dégager un maximum de liquidité afin de se donner les moyens de financer les projets communaux. Mr Lafon, alors 1er adjoint, et ses amis, s’y étaient toujours opposé. Maintenant au pouvoir, le voilà qui érige cette idée en règle d’or, en ligne directive de la gestion budgétaire, nous aurions mauvaise grâce à ne pas nous en satisfaire. Il est cependant regrettable que cette augmentation de notre capacité d’autofinancement soit due, cette année, plus à une augmentation des recettes de la commune (+11%  probablement liée à la réforme des collectivités territoriales) qu’à une véritable maitrise des dépenses.

A ce propos, deux interrogations : il est prévu 70 000 € d’études pré-opérationnelles et une augmentation de 8 % des charges de personnel pourtant à effectif constant.

A propos des frais d’études, nous nous interrogeons sur la nécessité d’engager un telle somme  alors qu’il s’agit, soit d’études déjà budgétées les années précédentes pour des montants bien inférieurs, soit d’études qui n’ont a priori pas d’utilité puisque nous avons déjà les réponses aux questions qu’elles posent, à travers par exemple, l’élaboration du PLU. Et enfin, notre questionnement vient du fait qu’il existe des organismes comme le CAUE de la Gironde (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement) qui peuvent accompagner gratuitement les communes dans leur démarche d’aménagement et d’urbanisme en réalisant les pré-diagnostics, le cahier des charges, ceci en partenariat avec le Conseil Général de la Gironde. On a tant besoin d’argent sur d’autres lignes budgétaires.

Quant au budget prévu aux charges de personnel, il tient compte de la politique de formation mise en œuvre par  Y Touchard qui donne ses fruits, il est normal d’en assumer les conséquences financières tout comme il est normal de tenir compte de l’évolution du coût de la vie. Mais il n’est pas prévu d’embauche sinon que pour remplacer des départs à la retraite, qui seront naturellement remplacé par des fonctionnaires territoriaux plus jeunes. Fallait-il donc prévoir une enveloppe si large.

Pour finir, à travers un budget on lit une politique, une ambition, un projet… A regarder les détails de ce qui devrait être engagé en 2012, beaucoup de projets sont des reprises de ce qui était prévu en 2011 et qui ont été repoussés, d’autres sont des « obligations à réaliser » .Seul celui d’une salle multi activités submerge. Ce projet était dans les cartons et la situation financière de la commune l’y maintenait. Je rappelle qu’il est lié à la vente de la maison Dejeans et à celle incertaine du terrain AK N°1 aux « Sénioriales »…
La commune a pourtant élu 5 nouveaux conseillers qui eux même ont mis en place une nouvelle équipe dirigeante, bien différente, avec des adjointes aux associations et au social par exemple. Peut être faut il attendre que tous prennent la dimension de leur engagement et de leur mission.

Au fait, si il a donné sa signature pour les présidentielles, notre maire pourrait peut nous dire à qui ?


samedi 3 mars 2012

Les 100 jours d’André Lafon …

Voilà presque 15 jours que le conseil municipal a eu lieu et je n’ai encore rien écrit.
La faute aux vacances scolaires d’hiver surement, à la programmation  de ce conseil auquel je n’ai pu assister également et peut être aussi à son contenu !

5 petites délibérations, 4 sans grand intérêt et une qui amorce une décision devenue importante, celle qui enfin, 3 ans après l’élection de « Demain Fargues Autrement »,  commence à dessiner l’avenir de la Maison Déjeans.

Il aura donc fallu que la perspective de difficultés éventuelles à rembourser pour le 27 décembre 2013, le prêt relais couvrant les travaux de la station d’épuration, pour que feu la commission « bâtiment communaux » donne quelques pistes sur l’avenir de la maison Dejeans (D2012- 14). Rappelons que cette maison est un don fait à la commune par un ancien de ses maires, le Dr Déjeans,  qu’elle est située sur la D936, à quelques mètres du marchand de cycle, que c’est une grande maison en pierre sur plusieurs étages, entourée d’un immense terrain boisé qui va jusqu’au tracé de la futur déviation .Elle n’est ni occupée ni chauffée de puis bien longtemps … Il était donc effectivement urgent d’agir et en soit, c’est plutôt une bonne nouvelle pour la gestion du patrimoine des farguais, même si il aurait été souhaitable de réfléchir en amont, sans la contrainte et l’obligation liée cette échéance de prêt. Nous en avions le temps.
Profitons en aussi pour rappeler que c’est Armel Daubernet, dont on se souvient de l’engagement au coté d’André Lafon, qui, au nom de l’association « Vivre Heureux à Fargues » qu’il préside, n’a pas modifié sa position et maintien son recours contre le permis de construire accordé  à la société  « les Sénioriales » bloquant ainsi la cession du terrain AK n°1 (route de Pompignac) pour environ 1 200 000 €, montant qui suffirait à la réalisation définitive de l’enveloppe budgétaire des travaux de la station.

Sur ce conseil du 20 février, on peut s’étonner aussi du choix d’attribuer à la construction de 2 courts de tennis, la subvention du Fond Départemental d’Aide à l’Equipement des Communes (D 2012- 11) alors qu’il y a sur la commune moult besoins en terme de voirie, des trottoirs à construire ou à améliorer pour la sécurité des piétons , des voies douces à réaliser entre les quartiers convergeant vers le centre bourg afin favoriser le commerce local, des peintures au sol à refaire un peu partout pour la sécurité des usagers…. Mais bon. Peut être devons nous attendre le prochain conseil et l’exposé du budget communal pour découvrir une politique volontariste sur ce sujet.

Force est donc de constater qu’au cours de ces 3 ou 4 conseils municipaux des 100 premiers jours d’André Lafon, en dehors d’une stratégie d’éviction de son opposition dans  toutes les commissions de travail, de l’instauration symbolique du quotient familial dans le prix des repas de la cantine scolaire, d’une politisation forte des engagements municipaux  à travers le vote de délibérations touchant des sujets nationaux comme ceux sur l’état de catastrophe naturelle ou sur la formation des agents territoriaux, on aura, comme pendant l’épisode neigeux, surtout géré le quotidien benoitement et sans grande ambition.



samedi 4 février 2012

Délibération D2012-08, faut il s’inquiéter pour le budget 2012 ?

Conseil municipal du 30 janvier .Rien de particulier, la gestion des affaires courantes.
Apriori oui, mais à bien y regarder …

Un hommage rendu à Roger Alègre, enfin reconnu comme étant celui à qui on doit cette belle réussite qu’est le marché dominical, une délibération qui veut faire cohabiter « Impasse hameau St Hilaire » , « Allée St Hilaire »  et « Impasse résidence St Hilaire » au sein d’une même copropriété. Les habitants du Clos Lafitte savent eux les ennuis que génèrent une décision bien ancienne laquelle avait donné sur un même territoire, les noms  «  Allée du Clos Lafitte » et « Rue du Clos Lafitte ».

Et puis vient la délibération D2012 -08. Il s’agit de demander au conseil de voter une motion demandant au gouvernement de renoncer à l’amputation de 10% de la cotisation pour la formation des agents territoriaux. Mr le Maire, André Lafon, nous explique que le Centre National de la Fonction publique (CNFPT) qui assure la formation des agents territoriaux à engagé des réformes pour mieux répondre aux attentes des collectivités , que ces réformes ont besoin pour être menées à terme d’un financement constant et qu’il n’est pas souhaitable de baisser de 10 %  la cotisation des communes c'est-à-dire de passer  1% à 0,9%.

Voilà  donc le conseil municipal de Fargues, modeste commune de 2800 habitants, qui prend le temps en séance plénière, le 30 janvier, de réfléchir au meilleur moyen de s’opposer à une décision inscrite dans la loi de finance rectificative pour 2011 applicable dès 2012 donc déjà en application depuis le 1er janvier !!
N’y a-t-il donc d’autres sujets à traiter  qui touchent la vie des farguais, d’autres actions qui soient plus utiles et plus urgentes à mener ?
Qui  voudrait nous faire croire que cette délibération n’est pas un acte purement politique ? Si ce n'étais pas le cas ,alors qu’est ce donc ?

La baisse est mesurée, elle s’inscrit dans un contexte où tout devient difficile, où chacun gère avec soin son propre budget, où les collectivités locales sont invitées à s’aligner sur les efforts faits par l’administration centrale, ne serait ce pour soutenir les nouveaux projets qu’il est souhaitable de voir se maintenir et dont le financement est de plus difficile à trouver.

« Réduire les dépenses avant d’être obligé de prendre des mesures bien plus drastiques ». Il me semble qu’aujourd’hui il faut être sourd pour ne pas entendre ce message martelé par tous ceux qui font autorité. On peut s’inquiéter de voir baisser le budget de la formation, il s’agit pour autant ici de donner plus de compétences à des gens qui en ont déjà. Peut être faudra t il s’imposer plus de réflexion dans la définition des objectifs de ces formations et le choix de ceux qui devront en bénéficier. C’est l’une des « conséquences positives » de ces crises successives, celle qui nous impose de nous remettre en cause, de revoir nos modèles, nos process et qui permet de s’apercevoir souvent qu’on peut faire aussi bien ,voire mieux , avec moins.


Le budget de la commune est probablement en cours d’élaboration .L’attitude de nos amis communistes quant au vote de cette délibération 2012-08 ne peut qu’alerter et poser la question de la préhension qu’ils ont des réalités de la crise qui nous touche mais surtout des moyens qu’il faudra mettre en place dans l’intérêt de tous les farguais, sans exception.

Il nous reste quelques semaines à attendre pour savoir si on doit s’inquiéter ou se rassurer.

lundi 2 janvier 2012

Bonne année ?!

Chers lectrices et lecteurs, je me permets de vous présenter tous mes vœux pour cette année 2012. Vœux de bonheur, de santé, de prospérité, pour vous et tous ceux que vous aimez.

Des vœux peut-être un peu classiques mais des plus sincères pour une année qui se profile comme étant une des années les plus incertaines depuis longtemps. Echappera-t-on rapidement à cette crise économique où sera-t-elle pire encore que ce qu’on imaginait, l’Europe , sous la houlette du couple franco-allemand, en sortira elle grandie ou au contraire meurtrie et désunie, redeviendra-t-elle l’élément moteur de la prospérité que nous attendons tous qu’elle soit ou nous plongera elle dans le déclin, continuera t elle à nous assurer cette paix qu’elle nous procure depuis plus de 60 ans  …
Et au-delà ? Les pays arabes qui ont tant lutté et qui luttent encore pour leur liberté vont-ils continuer  sur  le chemin de la démocratie ou s’enfoncer dans un islam intolérant. L’Iraq saura elle gérer le retrait des troupes américaines, quelles seront les conséquences du désengagement militaire en Afghanistan, que peut-on attendre des élections législatives de mars prochain en Iran quand on connait l’aspiration des peuples orientaux à la démocratie et la rudesse de leurs dirigeants, tout cela sous la menace nucléaire pour la région entière… Il y aurait bien d’autres sujets à évoquer….
Cette année 2012 sera celle d’élections importantes, celle de notre président, celle du président des Etats-Unis, celle déjà acquise du président Russe, tous ayant un rôle  fondamental à jouer dans la construction de ce nouveau monde que la crise des dettes souveraines  nous oblige à bâtir…
C’est dire l’importance des choix que nous seront amenés à faire. Choisir celui qui saura au delà des petites querelles du quotidien, être capable de donner une impulsion nouvelle, un projet partagé par tous, ambitieux pour chacun , qui inspirera et nous inscrira dans cette refondation.

2011, une année de  traumatismes. Le départ d’Yves Touchard, notre ami, auprès de qui nous avions tant travaillé, de réunions en réunions, du lundi au samedi matin, disponibles et concernés à tout moment. Les élections complémentaires perdues où les farguais sans désaveu conscient ont « naturellement »  plébiscité un 1er adjoint dont la seule action avait été jusque là « d’accompagner » le dynamisme des autres pour ne pas être distancé, sans jamais rien proposer ni jamais renoncer à ses convictions profondes. Accepter ce choix démocratique basé sur l’idée surement naïve mais souvent exprimée qu’aujourd’hui, en France, il n’y plus de « vrai communiste », accepter et se reconstruire, dans une opposition libérale pour l’instant incomprise mais qui a l’énergie de se faire entendre et dire sa différence. Rude année 2011.

J’ai souvent dit sur ce blog la foi que j’avais en l’avenir de Fargues si elle savait saisir les opportunités qui se présentent à elle. Pour cela, elle aura besoin, elle aussi, en 2012 et après, d’un leader capable de s’élever et regarder au dessus de la mêlée pour y voir un avenir gagnant pour tous et non pas les rides du passé et des combats anciens ou dépassés.

Dans ces temps difficiles, je formule des vœux pour que dans ce conseil univoque, il se trouve quelqu’un qui sache se révéler et donner cette impulsion là.

Pour terminer, chers lectrices et lecteurs ,  je vous remercier et vous dire ma joie de vous retrouver toujours plus nombreux, le mercredi suivant les conseils municipaux.

Merci et bonne année 2012.




mercredi 14 décembre 2011

Quand l’idéologie prend le pas sur la vraie vie…

Lundi 12 décembre le conseil à voté à l’unanimité moins deux voix, la délibération D2011-81, portant sur la tarification du service public de la restauration scolaire à compter du 1er janvier 2012.
Qu’a-t-il été voté en clair. Le conseil municipal à décidé que pour l'année qui vient, les farguais qui « mettraient » leurs enfants au restaurant scolaire paieraient désormais un prix qui variera de 1,92 à 3,42 € en fonction de leur quotient familial. (Salaire net de l’année/ 12 /nombre de parts) alors qu’actuellement le repas est facturé 2,52 € à tout le monde …

Les études sociologiques réalisées lors de l’élaboration du PLU n’ont pas révélé une réelle problématique ni de besoin particulier sur ce sujet à Fargues Saint-Hilaire. Le CCAS (Centre Communal d’Action Social) n’a lui-même jamais été sollicité pour répondre à la demande de parents en difficulté pour payer la cantine de leurs enfants. Enfin, les associations de parents d’élèves n’ont pas émis de souhait particulier concernant cette tarification bien inférieure à celle pratiquée en moyenne en France. (2,70€).

Alors qu’il n’y  a pas de besoin connu, de demande clairement exprimée par la population, ce lundi, le conseil a décidé que les familles « riches » de Fargues devaient payer pour les familles dites « pauvres ».  Pour des raisons de solidarité et d’équité, certains parents vont donc voir le coût des repas augmenter, d’autres le verront diminuer…

La solidarité aurait surement été mieux vécue si le prix de base du repas avait été maintenu et que l’on avait demandé un effort aussi aux plus favorisés d’entre nous. Quant à l’équité....les parents de nos petits écoliers payent, comme chacun d’entre nous, leur taxe d’habitation. Ceux qui regardent leur feuille d’impôts avec attention savent que cette taxe qui va devenir une des ressources essentielles de nos communes après la disparition de la taxe professionnelle, est indexée sur les revenus des ménages. Certains farguais participent donc déjà plus que d’autres aux dépenses de la commune.

Alors que penser de cette décision, quelles en sont les conséquences à court ou moyen terme, vers quel avenir et quelle société cette démarche sans fondement réel, purement idéologique et un tantinet démagogique, nous conduit t elle ?

Le conseil entérine et codifie l’idée que certains sont plus « riches » que d’autres et sans besoin reconnu, leurs font obligation de solidarité. Quelle sera dans ce contexte, l’attitude des uns et des autres, ceux qui paieront plus et ceux qui paieront moins, dans la cour de l’école, à la sortie des classes, au restaurant scolaire ? Le personnel des écoles, lui-même, prestation de la commune, saura t il garder le recul nécessaire et la translation de ces différences forcement connues puisque soulignées par l’autorité, ne risque t elle pas de se faire du restaurant vers les autres activités de la vie scolaire? Quelle sera la future prestation communale pour laquelle il faudra aussi faire valoir ses revenus , qu’ils soient élevés ou faibles , faudra t il en tout lieu en porter les stigmates ?
On a bien compris que les « quotients familiaux hauts » devaient, venir en aide aux « quotients familiaux bas » .Mais s’est on demandé ce qu’en pensaient les revenus modestes, que fait on de leur dignité à vouloir assumer seuls et sans aide l’éducation de leurs enfants, au même prix que les autres, pour la même prestation que les autres!
Enfin, et c’est un vrai risque que génère cette décision,  nous sommes en train de fouler du pied le sacro- saint principe de mixité sociale, celui qui garanti que les enfants de tous bords se rencontrent et grandissent ensemble dans une société  respectueuse des différences.   

Vouloir à tout prix prendre aux « riches » pour donner aux « pauvres » est un combat dépassé qui a largement montré ses failles. Est-ce encore raisonnablement un combat d’actualité à Fargues, village paisible où les salariés sont bien plus nombreux que les gros industriels et les gros propriétaires terriens…

Je n’ai pas voté cette tarification, je préfère la mixité sociale à la discrimination, je suis pour l’effort  partagé dans la dignité, l’aide sociale quand elle s’impose et non pas qu’on impose et je préfére l’espoir au misérabilisme obligé. En ces temps de crise économique dont on ne sait pas jusqu’ou elle peut aller, je crois surtout opportun de nous abstenir de toute stigmatisation.

mercredi 30 novembre 2011

La constitution des commissions : un acte fondateur…

Lundi soir avait lieu le premier conseil opérationnel de la nouvelle ère. Ce fut pour moi qui ne suis plus dans le sérail, l’occasion de découvrir enfin l’attribution des postes d’adjoints puisque leur élection ne s’était faite que sur un numéro. Numéro 1 donc, Christophe Vicier, 1er adjoint surement pour donner une teinte moins extrême à l’exécutif, numéro deux, Jérome Olaya aux finances, le vrai numéro un, numéro trois, Bertrand Gautier, celui qui de son camps à franchi le Rubicon, attiré par le chant des sirènes le faisant plus grand, plus beau qu’il ne l’est. L’homme de l’ouverture pensez vous, rappelez vous, Eric Besson, Bernard Kouchner, Jean Marie Bockel, Jean Pierre Jouyet et Fadela Amara ont-ils été des femmes et des hommes d’ouverture dans le gouvernement Fillon 2 ? Bertrand Gautier servira aux travaux communaux, réseaux et voiries et ne représenta que lui. Numéro quatre de l’exécutif,  Annie Sahun aux affaires sociales ? A Fargues St Hilaire ? Numéro cinq : Dominique Barbe aux associations, à l’animation locale et aux relations avec les commerçants… de la Cgt au commerçants indépendants, il faudra bien de la souplesse aux deux parties pour réussir ce grand écart là ! Numéro six, Nathalie Rocca à la communication, c’était déjà le cas .
Donc, si je ne me trompe pas, pas d’adjoint à l’urbanisme. En ces temps de fin de PLU et de nécessaire rénovation du centre bourg pour cause de déviation à venir ? Une simple commission devrait suffire !  Aurais-je été dans le juste quand j’écrivais  le premier article de ce blog «  La future déviation peut elle être un des enjeux des élections … » ?

Mais le plus intéressant n’était pas dans ces nominations d’après vote.

Non, au fond, le plus intéressant était  de savoir comment aller se distribuer les commissions. J’étais le seul non associé « aux camarades » comme André Lafon  aime à nommer les élus en séance non publique, à faire acte de candidature. Il était éclairant de voir comment allait être gérer mon attitude. Je ne fus pas déçu. Tout d’abord lors de la séance préparatoire, entre « camarades » toujours,  on décida que les commissions ne devaient pas dépasser 7 élus plus le maire …ensuite on recueillit les candidatures, commission après commission…jusque là en dehors du quorum très limitant dont on a bien compris l’objet, rien d’anormal. Il n’y avait qu’une commission pour laquelle il fallait voter, celle du budget, nous étions  jeudi soir. Vint ensuite le week-end et le jour du conseil. Une kyrielle de bonne volonté se sont révélées, oh dans toutes les commissions, y compris par de élus que l’on ne voyait pas avant et qu’on ne verra pas plus demain, juste assez pour que dans les quatre commissions où je postulais, il faille voter. Exit le candidat de l’opposition, exit celui qui pouvait avoir une autre vision de la gestion du budget par exemple. Exit pour tout ? Non, c’était mieux préparé que cela. Pour éviter toute communication de ma part, sur ma vision libérale de la démocratie qui voudrait que l’opposition ait accès aux dossiers, sur l’idée qu’une telle attitude sectaire n’avait pas sa place dans l’équipe précédente et probablement pas à Fargues, pour éviter tout cela, mes « camarades » m’ont laissé une commission, étonnamment celle du « personnel ». L’avenir dira pourquoi celle là et pas les autres. 

Symboliquement, après l’approbation du procès verbal du conseil précédent, la désignation des commissions était le premier point de l’ordre du jour du premier conseil opérationnel de la nouvelle mandature.
A l’instar du « Café de Flore » aujourd’hui considéré par certains comme un acte fondateur de l’actuel quinquennat, ce vote des commissions si peu respectueux des électeurs et de leurs élus, sera pour moi et pour tous ceux qui se retrouvent dans un démarche libérale, l’acte fondateur de cette mandature.

Les autres élus libéraux de ce conseil et moi même, continuerons à défendre une autre idée de ce qu’est la démocratie dans notre pays et notre engagement d’élus continuera de se faire pour toutes les catégories sociales de la commune.


PS : Je ne publie que peu de commentaire. Je le fais quand je considère que l’auteur apporte des éléments de réflexions complémentaires aux textes que je publie. Je sais qu’ils sont de nature à générer des réactions. Je ne refuse pas d’en débattre mais il me semble convenable que le débat ne se fasse pas «  masqué » et comme je le fais moi-même, que leurs auteurs veillent bien s’identifier.